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Ses Convictions

Depuis toujours, ce qui guide l’action militante d’Antoine Blocier pourrait se définir en une phrase : faire en sorte que chaque être humain puisse vivre décemment, étudier, manger à sa faim, être soigné et respecté, sur une planète protégée et en paix.
Cela le conduit à lutter pour la paix dans le monde, l’impérialisme et toute forme de colonialisme.
C’est pourquoi il salue l’irruption des peuples et leurs mouvements de libération, notamment en Amérique latine.
Mais dans le même temps, il faut bien se battre contre la dictature du fric en France et dans le monde.
De grandes luttes internationales de sa tendre jeunesse ont forgé cette conviction qu’un autre monde est possible et nécessaire : le Viet-Nam, Angela Davis, le coup d’état au Chili.
En Europe et en France même, la politique est à modifier profondément.
C’est pour cette raison qu’il a été l’un des fers de lances du NON au projet de constitution européenne (55 % à Pontault-Combault), multipliant les interventions sur le marché, dans la presse, organisant le premier grand débat pluraliste départemental, par voie de tract…

 
Quelques thèmes (parmi tant d’autres) qui lui sont chers :

Droit à un logement pour tous

Les opérations médiatiques de l’hiver 2006 (tentes des Don Quichotte pour les sans abris) ont mis en lumière la dramatique situation de milliers de familles pauvres. A longueur de reportages nous avons tous pu voir les dégâts que cette société implique. Notamment sur la question du logement. Est-il normal, en 2007, d’être salarié et de ne pas pouvoir se loger ?
La crise du logement frappe 9 millions de personnes. Résultat de politiques publiques libérales, favorisant une spéculation immobilière effrénée.
Il faut créer un service public de l’habitat.
Les pouvoirs publics seront dans l’obligation d’assurer le droit au logement pour tous. Y compris en réquisitionnant les logements vides. Il sera nécessaire de construire 120.000 logements par an. Jusqu’à la satisfaction des besoins.
L’Etat fera respecter le quota de 20 % de logements sociaux dans toutes les communes. Y compris par la mise sous tutelle.
La charge locative ne devra pas excéder 20 % des revenus du ménage.
Nous devrons interdire les expulsions locatives pour les familles dites « de bonne foi », n’ayant pas les moyens d’assumer les charges du loyer. De même que sera interdit leur coupures d’eau et d’électricité.

Droit à l’éducation

L’éducation doit être totale, et non pas ramenée à de strictes considérations utilitaires : lire, écrire, compter ! Accompagnant la personne depuis sa naissance et tout le reste de son existence, les processus d’éducation doivent avoir comme principe :
- d’aider à comprendre le monde dans lequel l’on vit,
- de s’approprier tout ce qui permet sa propre émancipation et son développement,
- de pouvoir être toujours mieux membre de la collectivité humaine et, notamment, solidaire et citoyen.
- de développer des savoir-faire autant que des savoir-être.
L’éducation doit être accessible à tous, quel que soit son milieu d’origine. L’école, bien évidemment doit redevenir le lieu de la réussite et non la « gare de triage » pour uniquement fournir une main d’œuvre résignée au patronat. Pour autant, le monde de l’entreprise doit être mieux connu des jeunes générations.
L’éducation tout au long de la vie doit être un opportunité pour chacun de changer de voie, de se former, de rester au fait des évolutions techniques et technologiques.

Droit à la santé

La santé n’est pas une marchandise ! Alors que les progrès scientifiques devraient permettre à tous d’accéder à un haut niveau de santé, il nous faut bien constater qu’il y a bien une santé à deux vitesses. Particulièrement pour ce qui concerne les dents et les yeux.
La santé sera prise en charge à 100 %.
La Sécurité sociale, magnifique acquis social, sera défendue face aux menaces de privatisation qui pèsent sur elle.
Les moyens seront accrus pour la prévention, avec une attention particulière au milieu scolaire et aux lieux de travail.
Les moyens seront donnés au service public (PMI, Centres de santé, Hôpitaux) de répondre aux besoins de santé des populations. L’égalité territoriale sera développée.
Un pôle public du médicament doit être crée, pour écarter les logiques de profits et assurer la recherche de nouveaux traitements.
La question du handicap sera, enfin, mise sérieusement en discussion. Il ne s’agira pas d’inventer une énième loi, mais de faire respecter celles déjà votées. L’Allocation Adulte Handicapé doit être portée au niveau du SMIC.

Droit à la culture

La culture doit être considérée comme un de besoins sociaux fondamentaux. Elle favorise l’émancipation des femmes et hommes. L’Etat doit garantir l’accès à la création et aux œuvres, notamment par le biais de l’école et de l’éducation populaire. Ceci ne sera possible qu’en mettant fin à l’hégémonie de quelques groupes financiers sur la production culturelle (cinéma, musique, particulièrement).
Le droit à l’exception culturelle sera mis en avant, ainsi que seront protégés les particularismes régionaux.
Les pratiques amateurs seront encouragés, le maillage et les moyens des équipements de proximité seront renforcés.
Une plate forme publique de téléchargement permettra la mise à disposition de créations librement téléchargeables.
Bien évidemment le statut des intermittents du spectacle sera protégé. Ils sont en première ligne de la diffusion culturelle.
Il n’y a pas de progrès social sans un développement des arts et de la culture qui puisse être partagé par tous. Cela nécessite un effort sans précédent pour dégager le plus possible la création et la diffusion des logiques uniquement commerciales et favoriser une réelle diversité.

Droit à un emploi qualifié tout au long de la vie

Plus de trente ans de libéralisme (même adouci de mesures sociales par la gauche) ont saccagé l’horizon de millions d’êtres humains partout dans le monde. 10 % des Français vivent avec 845 € par mois. Ce n’est pas tolérable ! D’autant que l’on connaît les salaires exorbitants des grands patrons.
En France, quatrième puissance économique mondiale, il est insupportable d’admettre la fatalité du chômage comme le font la plupart des courants de pensée politiques. La norme doit devenir celle de la sécurisation de l’emploi, des revenus et de la formation. En finir avec la précarité. Le CDI à temps complet doit être la règle de base. La sous-traitance sera sévèrement encadrée. Le statut des stagiaires fera l’objet d’un examen attentif, pou rqu’aucun stage ne remplace un emploi.
Il faut en finir avec les dispositifs libéraux : Contrat Nouvelle Embauche et loi dite de « l’égalité des chances » qui propose l’apprentissage dès 14 ans et le travail de nuit dès 15 ans ! Il faut stopper les aides et autres cadeaux fiscaux aux entreprises qui licencient et/ou qui délocalisent.
Le SMIC doit être IMMEDIATEMENT porté à 1.500 € bruts et rapidement à 1.500 € nets.
L’action contre le chômage reposera sur trois piliers : la création d’emplois publics, le développement de l’activité économique utile et de l’économie sociale et solidaire, la réduction effective du temps de travail.
Pour faire face aux évolutions technologiques, aux désirs individuels de mobilité, la formation tout au long de la vie devra être garantie.

Droit de vote pour tous

Il faut résolument en finir avec les discriminations. Et notamment cette autour du droit de vote des résidents étrangers.
Ces gens, nos voisins, nos amis, nos collègues… ont pourtant les mêmes devoirs de tout un chacun (comme payer ses impôts, par exemple), mais selon leur pays d’origine n’ont pas le droit de s’exprimer sur ce que les pouvoirs publics font, justement, de ces impôts !
Je milite ardemment pour que le droit de vote soit accordé à toute personne résident sur le territoire et désire y faire sa vie.
Mais cela doit, tout d’abord, passer par une nouvelle réflexion sur les questions d’immigration.. Les migrations de populations sont, pour une bonne part, le fruit de la misère, du danger à rester dans son propre pays (que ce soit en raison de guerres civiles ou de droits de l’homme bafoués). Il faut établir un nouvel ordre économique mondial qui ne bafoue plus les peuples ni n’étouffe leur possibilités de développement.
Les employeurs, avides de chair à profit bon marché, doivent être sévèrement traqués. Ils sont un maillon important dans le maintien de la clandestinité.
Contrairement à ce que préconisent lois Sarkozy/Hortefeux, l’accueil et la bonne insertion des étrangers doivent être recherchés.
Le concept d’immigration choisie doit être résolument combattu. Tout être humain doit pouvoir choisir et son métier et le pays où il désire l’exercer.
La patrie que se permet d’offrir au reste du monde ses leçons de « droits de l’homme » ferait bien de montrer d’abord l’exemple.

Droit pour les jeunes à un avenir

Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, une génération vit, globalement, moins bien que ses parents. Or les richesses produites n’ont jamais été aussi importantes, les progrès technologiques sont sans cesse en ébullition, les découvertes sont quotidiennes… Pourquoi alors l’avenir des plus jeunes d’entre nous est-il si compromis ?
Le système capitaliste a besoin de consommateurs soumis. Il lui faut, pour assurer sa pérennité, que les humains plient. Pour cela, rien de mieux que d’organiser la difficulté à acquérir une autonomie suffisante pour être bien dans sa peau, bien dans sa tête, et transformer le monde… Le patronat et la grande bourgeoisie ne veulent surtout pas que le monde change, que les richesses soient mieux réparties.
Plus les jeunes entreront avec difficulté dans la société, moins ils seront enclins à rechigner à la tâche, à risquer de perdre le peu qu’ils ont… Alors moins de manifestations, moins de grèves, moins de votes révolutionnaires !
L’avenir des jeunes passe, bien évidemment, par la certitude de pouvoir travailler un jour dans la branche qu’ils désirent, d’avoir un logement, de conserver le droit à la santé… Pour ce faire des propositions concrètes existent : accompagnement à la formation professionnelle, lutte contre les discriminations à l’embauche, résorption de l’emploi précaire des jeunes, plan drastique de logements sociaux, tarifs extrêmement préférentiels dans les transports…
Mais leur futur est, en complet parallèle, fonction des valeurs humaines que l’on aura pu leur inculquer dès le plus jeune âge : goût de l’effort, respect de soi et des autres, solidarité, entraide et coopération, ouverture d’esprit et curiosité, etc. Autant d’idées qui sont combattues actuellement par le système dans lequel nous vivons. En témoigne les programmes télévisés, les émissions où il s’agit d’éliminer (y compris les meilleurs pour tenter de sortir son épingle du jeu), cinéma insipide fait de violence et/ou de comédie sans intérêt, production musicale stéréotypée, etc.

Droit à la démocratie

La démocratie n’est pas uniquement la tenue de rendez-vous électoraux. La démocratie est un droit qui doit pouvoir s’appliquer partout et en toutes occasion. Dans la conduite des affaires du pays, soit ! mais aussi sur les lieux de travail, à l’école, dans son association, dans son quartier et dans sa ville. Dès qu’une collectivité humaine existe, elle doit se donner des règles de fonctionnement.
Mais, pour ce faire, les éléments de la décision doivent être clairement exposés. Le premier pas de la démocratie est le partage des connaissances.
En second lieu, tout le monde doit avoir accès au droit d’expression et de décision.
Dans les villes et les quartiers, il est urgent que les citoyens prennent leurs affaires en main. Il faut résolument en finir avec la délégation de pouvoir (on vote pour une équipe et l’on se donne rendez-vous dans six ans pour compter les points). La démocratie n’est pas un produit de consommation : on aime donc on achète et l’on jette si le produit n’a pas donné la satisfaction escomptée.
C’est au jour le jour que les décisions prises impactent sur la vie de chacun. Il est hors de question de laisser les mains libres à quelques élus que ce soit, fusse à mes propres amis, pendant un long laps de temps sans qu’ils n’aient à rendre des comptes, à expliquer le sens de leur choix, à les confronter avec les citoyens.
Et donner la libre parole est loin de suffire à l’exercice plein de la démocratie. Encore faut-il pouvoir peser sur les choix. Choix de contenus et choix de gestion. A cet égard, le principe de budget participatif doit être mis en place. C’est une démarche difficile où la technique comptable prend souvent le dessus sur les choix stratégiques.
Des véritables Conseils de quartiers où chaque décision est pesée doivent devenir la règle générale (et pas seulement dans les grandes villes).
Cela passe obligatoirement par la certitude que la parole sert à quelque chose. Combien pensent encore qu’ils n’ont pas leur mot à dire, qu’ils n’y connaissent rien, qu’il y a des spécialistes, des gens qui parlent mieux qu’eux, etc… ? La démocratie c’est le respect de l’autre et la mise en commun des idées pour que chacun y trouve son compte. La grande majorité, évidemment, mais aussi tous les autres.

 

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